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ANGE PATRICK KOFFI : LE PORTRAIT SANS FILTRE Mannequin, entrepreneur et finaliste de Secret Story Afrique

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Il est entré dans la maison de Secret Story Afrique Saison 1 comme un électron libre : mannequin ivoirien primé à l’international, entrepreneur ambitieux, homme aux multiples facettes. Ange Patrick Koffi est reparti de l’aventure avec une finale en poche, des blessures à panser et des leçons qu’il dit vouloir partager à voix haute. Dans un long entretien accordé à Capsule News, il se livre sans détour sur ses origines, les coulisses du jeu, la polémique du « Week-end » et ses projets à venir.

L’HOMME DERRIÈRE LE CANDIDAT

Ange Patrick, dis-nous qui tu es. Qui était ce jeune homme avant la célébrité ?
J’ai grandi très accompagné, au milieu de beaucoup d’oncles et de tantes. Je me suis construit avec ma mère. J’étais un jeune homme ambitieux ; je le suis toujours. J’ai travaillé en entreprise tout en menant une carrière de mannequin professionnel et international ivoirien. J’ai pratiquement fait tous les grands événements prestigieux en Côte d’Ivoire. En 2019, j’ai participé au concours Mr. Friendship à l’international, et en 2021, j’ai été premier dauphin de Mr. Côte d’Ivoire. Aujourd’hui, je suis plus affiné, plus pragmatique. Je reste dans le milieu du divertissement : l’actorat, l’entrepreneuriat. Je suis quelqu’un de polyvalent.

Quel a été le déclic pour te lancer dans le mannequinat ?
Ce n’est pas un événement unique, mais une succession de choses. Je suis entré dans un milieu où on cherchait de nouveaux visages, et les choses ont évolué très vite. J’ai enchaîné les défilés, puis les publicités. Je suis quelqu’un de naturellement pessimiste (je doute avant d’agir) mais une fois que je m’y mets à fond, je fais partie des meilleurs. C’est cette succession d’événements qui m’a fait sentir que c’était ma voie.

Avais-tu toujours rêvé de ce milieu ? Ta mère avait-elle des ambitions particulières pour toi ?
Ma mère ne m’a pas tracé un chemin précis. Elle m’a montré le bien et le mal, la voie à suivre. J’ai fait mes propres choix. À la base, Ange Patrick voulait être footballeur professionnel, pas par passion, mais parce qu’il excellait dans ce domaine. Certaines choses n’ont pas marché. J’ai alors choisi la voie de la formation : brevet, baccalauréat, licence, master. Puis, au fil du temps, j’ai embrassé la mode, le mannequinat, l’actorat, et j’ai commencé à entreprendre.

Qui sont tes modèles dans la mode et dans l’entrepreneuriat ?
Dans la mode, je n’ai pas vraiment eu de grandes icônes internationales. J’ai plutôt observé des collègues à côté de moi pour façonner ma démarche, ma carrure, mon style sur le podium. Je copie et j’adapte à ma manière. Dans l’entrepreneuriat, je regarde plusieurs personnalités comme Stanislas Zizi ou Fabrice Sawegnon, des gens qui ont excellé dans des domaines différents. Ce qui m’intéresse, c’est le point sur lequel ils se rejoignent. Ma seule vraie idole de vie, c’est ma mère. Je regarde ce qu’elle a accompli et je veux faire plus.

Votre relation semble très forte. Est-ce que certains diraient de toi que tu es un « fils à maman » ?
Non, et elle n’aimerait pas ça. Elle a forgé un homme capable de prendre ses propres décisions. Naturellement, j’ai toujours besoin de ses conseils, qu’elle soit là pour me dire si je suis dans l’erreur ou si c’est bien. Mais je n’en suis pas au point où elle choisirait ma femme. Elle a validé mon projet de participer à Secret Story, ça arrivait dans une période délicate pour moi, et elle m’a dit d’y aller. C’était une belle aventure, et elle m’a donné sa bénédiction.

LE JEU, LES STRATÉGIES, LES ÉMOTIONS

Comment as-tu été recruté pour Secret Story Afrique ?
J’ai reçu un simple message de la production me disant que j’étais présélectionné, avec les démarches à suivre. Je n’avais pas candidaté moi-même, on est venu me chercher. J’étais très excité. D’habitude, je suis méfiant face à ce genre de proposition, je me dis que c’est une arnaque. Mais là, j’étais très relaxe, très enthousiaste. Ça arrivait à un moment où j’avais besoin d’aventure. Seulement deux personnes le savaient avant mon départ : mon meilleur ami et ma mère.

Qu’est-ce qui a été le plus difficile à gérer dans la maison ?
Les caméras ? On les oublie au bout de deux semaines, vraiment. Ce qui est difficile, c’est le jeu lui-même. Tu rencontres des personnes que tu ne connaissais pas, des cultures différentes. Il faut faire attention à ce que tu dis, à comment tu rigoles, à qui est tactile ou non. Il y avait des candidats du Bénin, du Congo, de la Guinée, du Niger, des pays qui n’ont pas forcément le même jargon, les mêmes intonations. Il faut aussi s’adapter à leur façon de cuisiner, de vivre. Heureusement, je suis tombé sur des personnes qui n’étaient pas difficiles à vivre.

Et ta stratégie de jeu ? On t’a souvent dit que tu n’avais « rien fait » dans l’émission…
Ces personnes-là ne connaissent rien au jeu. Quand mon secret a capoté en deux jours (parce que Nika est tombée amoureuse, on ne peut pas bloquer ça à cause d’un jeu), ma stratégie est devenue très simple : me faire aimer de toute la maison pour ne pas être nominé. C’est ce que j’ai réussi. J’ai été celui qui amenait l’ambiance, le rassembleur, le « daron » de la maison. Et j’ai remporté de nombreux défis. Arriver en finale, ce n’est pas donné.

Peux-tu nous éclairer sur ton clash avec Ak-rame concernant Beriche ?
La production montrait des vidéos sans me laisser intervenir. Ak-rame a pris un ton menaçant que je n’accepte pas. Il jouait au « défenseur des femmes » devant les caméras, mais sachant ce qu’il a fait après, ça me fait doucement rire. J’ai préféré ne pas réagir à chaud car la vérité finit toujours par sortir.

Lors du meet and greet organisé par Canal à votre retour, on a dit qu’Awa avait un crush sur la Voix, et la Voix elle-même a affirmé savoir sur qui avait un regard particulier… est-ce que Ange sait de qui on parlait ?
(Fou rire) Ah non… la Voix viendra répondre elle-même !
Franchement, j’ai beaucoup entendu ça… mais no comment.

Ange et la jolie Nika l’amoureuse de l’amour…

LE WEEK-END, LES CLASHS ET LES LEÇONS

Que s’est-il réellement passé lors du fameux « The Week-End », cet événement post-émission qui a fait exploser les réseaux ?
J’avais toujours eu l’envie de me lancer dans l’événementiel. On avait vécu deux mois fantastiques dans cette maison, je voulais réunir tous ces gens à Abidjan, dans mon pays, pour faire une grande fête à l’ivoirienne. J’ai été naïf. J’ai foncé tête baissée parce que je voyais grand. J’ai signé avec une production qui m’a fait miroiter monts et merveilles. En cours de route, je me suis rendu compte que des noms m’avaient été cachés, que des personnes dans le projet se connaissaient déjà depuis longtemps, notamment ceux proches d’Ak-rame.
En réalité, ce projet avait été pensé par d’autres bien avant moi. Et comme ils ne pouvaient pas faire venir tout le monde à cause de leurs antécédents avec certains candidats, j’ai été utilisé comme bouc émissaire. C’est moi qui pouvais parler à tout le monde pour les faire venir. Une fois que j’ai découvert la manipulation, j’ai essayé de rattraper ce qui était rattrapable. J’ai même mis la main à la poche pour régler certaines choses. Et à la fin, j’ai eu des dettes.

Comment as-tu géré la suite de ta collaboration avec cette production ?
Je suis allé les voir pour résilier le contrat. Et là, ils m’ont fait comprendre que le contrat n’a jamais existé. Soi-disant parce qu’il manquait une signature. En réalité, ils ont eu peur que je les poursuive en justice. Ils se sont dédouanés en présentant cet alibi. Ce n’est pas grave. Cette expérience m’a permis de voir beaucoup de choses. On ne peut plus m’avoir de cette façon-là.

Est-ce qu’il y a eu des conséquences, visibles ou non, après cette période un peu agitée ?
Oui. Certaines marques n’aiment pas s’associer à des personnes perçues comme « à problème ». J’ai perdu des contrats, une certaine crédibilité dans le monde de l’événementiel. J’ai beaucoup pris sur la tête à ce moment-là, c’était une période délicate. Ma notoriété, ma relation avec ma famille, ma relation amoureuse, tout en même temps. Mais j’ai assumé. Et ça m’a fait grandir.

SAISON 2 ET PROJETS

Aurais-tu accepté d’intégrer la maison de la Saison 2 pour une semaine si on te l’avait proposé ?
Oui. Je suis toujours friand d’expériences. Retourner dans cette maison, me remémorer des souvenirs, titiller les nouveaux candidats, j’aurais accepté sans hésiter.

Et côté masculin, avec qui tu t’entendrais le mieux ?
Ahinandje, sans hésitation. Il a cet humour que j’aime bien, et il dit ce qu’il pense,
cash. Et certainement Moussa aussi — j’aime bien titiller les Maliens !

Comment s’est faite l’opportunité de tourner dans le clip de Rosine Layo ?
Un ami m’a contacté parce que mon profil correspondait à ce qu’il cherchait pour le clip. J’ai accepté, et c’est en arrivant sur le plateau que j’ai vu que c’était Rosine Layo. C’est quelqu’un que j’apprécie au passage. Ça s’est fait naturellement.

Est-ce une direction que tu souhaites approfondir, les apparitions dans les clips ?
Franchement, non. Je suis plus orienté vers l’actorat : un documentaire, un rôle dans une série, ça me parlerait davantage. Les clips, ce n’est pas une priorité pour moi. Ça dépend du projet, de ce que ça raconte, mais ce n’est pas une direction que je veux forcément creuser.

Quels sont tes projets pour les mois à venir ?
J’ai plusieurs chantiers en parallèle. Mon entreprise Chass Company, qui opère dans l’événementiel et la prestation de services. Un salon dédié aux personnes en situation de handicap, c’est un projet qui me tient particulièrement à cœur, et je pense d’ailleurs contacter Felicia, candidate de la Saison 2, qui ferait une excellente ambassadrice. Un concert que je veux organiser, la troisième édition de mon événement. Et une série dans laquelle je joue et qui doit sortir en avril. Vous allez aimer.

🎤 QUESTIONS DU PUBLIC : ANGE PATRICK DÉBALLE TOUT

Après son interview « sans filtre », Ange Patrick a accepté de répondre aux interrogations les plus fréquentes de sa communauté. Entre réconciliations surprises, clashs post-émission et coups de cœur, il ne botte pas en touche.

Le public : Qu’est-ce qu’il s’est réellement passé avec Awa, et pourquoi t’être réconcilié avec Nika ?
Ange Patrick : Avec Awa, les choses ont dérapé pour une histoire de groupe WhatsApp. Elle n’a pas digéré mon départ sans préavis direct. J’ai essayé d’apaiser les tensions, mais elle a préféré porter ça sur la place publique. Aujourd’hui Awa c’est une bonne personne pour les autres, mais pas pour moi. Et je lui envoie toutes les bénédictions pour la suite de sa carrières.
Concernant Nika, c’est différent. Malgré les blessures du jeu, je lui ai pardonné. On a même posé ensemble récemment pour montrer que, pour moi, l’humain passe avant la compétition.

Le public : Ton soutien à Sarah (Saison 2), c’était par pur patriotisme ivoirien ou pour son mérite ?
Ange Patrick : C’est un mélange des deux. Bien sûr, il y a le devoir de soutenir la patrie quand elle est représentée à l’extérieur. Mais au-delà du drapeau, j’ai été touché par son évolution humaine. Elle a traversé des moments difficiles, des burn-outs, et elle a su se remettre en question. C’est ce courage-là que j’ai voulu saluer.

Ange Patrick et Awa (Sur les escaliers de la maison des Secrets )

Le public : On a senti une tension permanente avec Ak-rame. Pourquoi ce sentiment de compétition ?
Ange Patrick : Je ne parlerai pas de compétition, mais de principes. Je n’accepte pas qu’on me parle sur un ton menaçant, comme il l’a fait lors de l’épisode avec Beriche. Il se donnait un rôle de « chevalier blanc » devant les caméras, mais quand on connaît les coulisses, c’est une autre histoire. Je préfère rester vrai plutôt que de jouer un personnage.

Le public : Si tu devais retourner dans la maison pour une mission de séduction, avec qui ça matcherait ?
Ange Patrick : J’ai le contact facile, donc avec toutes ! Mais si je dois citer des noms
, j’aurais aimé discuter avec Gracy pour son énergie, France pour sa douceur, ou encore Felicia et Nadine pour leur maturité.


RUBRIQUE « CAPTE OU PAS CAPTE »

Madame qui correspond avec son ex Pas Capte.

Partager le mot de passe de son téléphone avec son ou sa partenaire Pas Capte. Les femmes sont dans les émotions. Même si ça ne vient pas de moi, ça peut créer des histoires pour rien.

Un couple qui s’affiche en permanence sur les réseaux sociaux Pas Capte. Je suis quelqu’un de public. Mon côté faible, c’est ma chérie. Je ne veux pas qu’on critique mon couple ni qu’on vienne perturber ça.

Une femme qui couche au premier rendez-vous Capte. Ce n’est pas une mauvaise chose.

Une femme qui dit « je t’aime » au bout de trois jours de conversation seulement Pas Capte. On ne connaît pas les gens. C’est trop tôt.


RUBRIQUE SPÉCIALE « BEAU GOSSE »

Sur une échelle de 1 à 10, tu te notes combien en beauté ? Il refuse de se noter. C’est une chose que je n’aime pas chez moi-même.

Combien de temps passes-tu devant le miroir avant de sortir ? Je me brosse les dents, c’est tout. Disons cinq minutes.

La classe ne s’achète pas, elle se cultive. Focus sur les projets à venir.

On t’a déjà dit que tu étais trop beau pour être célibataire ? Oui.

Ah tu es donc tu es un cœur à prendre? Non Non (rires)… Je suis toujours célibataire, sans enfants. Et faut que ça reste comme ça.

Selon toi, combien de cœurs as-tu brisés ? Beaucoup. Beaucoup, sans compter les cœurs que je n’ai même pas rencontrés.


UN MESSAGE POUR SES FANS

Quel est ton dernier mot pour ceux qui t’ont soutenu durant toute l’aventure ?

Merci. Merci pour le début, le milieu, et la continuité. Merci d’être là. Mes fans sont des gens discrets comme moi, soyez un peu plus virulents dans votre soutien. Montrez-vous. Mais n’insultez pas, ne faites pas de bagarres inutiles sur les réseaux. Vous êtes des personnes de classe. Continuez comme ça, juste un peu plus fort. Je vous envoie plein de bonheur, de succès et surtout de bonne santé.

Pour Capsule news:
Entre stratégie, émotions et vérités assumées, cette interview nous replonge dans les coulisses de l’aventure. Une chose est sûre : l’histoire est loin d’être terminée.

« Capsule News – Vos secrets, nos exclus ».

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