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“J’ai appris à m’assumer”: Sarah Bulby se confie après Secret Story

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Entre révélations sur sa maladie, tensions dans la maison et engagement pour les femmes, Sarah revient avec franchise sur son aventure dans Secret Story Afrique et sur la nouvelle étape de sa vie.

Pour ceux qui te découvrent aujourd’hui, qui est Sarah Bulby ?

Je suis Sarah et Bulby pour les intimes, j’ai 27 ans et je suis commerciale de base. Je gagne plutôt bien ma vie, dans le mois j’arrive à 2 millions FCFA et pendant l’été je peux atteindre 4 millions FCFA. Même si je suis très dépensière et que j’aimerais encore gagner davantage.
J’ai un Master en communication. J’ai fait ma licence en France puis mon Master aux États-Unis, à Washington DC, où j’ai vécu deux ans. Ensuite je suis rentrée travailler à Paris. Après le Covid, je suis allée en Côte d’Ivoire pour me changer les idées et finalement j’ai décidé de m’installer à Abidjan.
Je suis quelqu’un de très rebelle et impulsif, mais j’ai reçu une bonne éducation de mes parents. Je suis aussi quelqu’un d’éloquent, avec du caractère. Aujourd’hui je continue mon travail tout en explorant les opportunités qui se présentent depuis l’émission.

Tu as parlé publiquement de ta maladie, le Pica. Peux-tu expliquer ce que c’est ?

Le Pica est un trouble alimentaire qui pousse à manger des choses qui ne sont pas comestibles.
Dans mon cas, c’est le bois. D’autres personnes peuvent manger du papier, du plastique, du sable ou même du verre. Chez moi, ça a commencé au collège.
En Afrique, on parle parfois d’envoûtement ou de mysticisme, mais aujourd’hui on sait que c’est une vraie maladie. Elle peut durer toute la vie, et avec le temps on apprend un peu à se contrôler.
Je suis fière d’en avoir parlé dans Secret Story, parce que beaucoup de personnes en Afrique ont découvert cette maladie à travers mon témoignage.

Comment tes parents ont-ils vécu cette situation au départ ?

Ça a été très difficile. J’ai souvent été humiliée parce que personne ne comprenait ce qui m’arrivait. Mon père pensait que c’était un problème psychologique et il y avait souvent des discussions familiales pour essayer de trouver une explication.
Avec le temps, mes parents ont fini par accepter la situation. Ma mère a même commencé à m’acheter des choses un peu moins dangereuses à mâcher, comme des cure-dents ou des crayons simples.

Quel message aimerais-tu adresser aux personnes qui souffrent de cette maladie ?

Je les comprends totalement, parce que ce n’est pas facile à vivre.
Si vous n’êtes pas prêts à en parler, ne vous forcez pas. Les réactions des gens peuvent parfois être très dures. Le plus important est d’essayer de se maîtriser et de privilégier des choses moins dangereuses. Et surtout, ne perdez pas courage.

Est-ce cette maladie qui t’a motivée à participer à Secret Story ?

Oui et non.
Je me suis dit que c’était un secret intéressant pour le jeu. Mais au-delà de ça, j’avais aussi envie de vivre une nouvelle expérience.
À Abidjan, ma vie était devenue très routinière : travail, maison, travail. J’avais besoin d’un nouveau défi.

T’es-tu inscrite seule au casting ?

Oui, je me suis inscrite moi-même. Je ne suis pas très réseaux sociaux, donc je n’ai pas été contactée par la production. J’ai simplement tenté ma chance au casting.
Je pense que lorsque quelque chose est destiné à toi, Dieu fait en sorte que ça arrive.

Quelle a été ta réaction et celle de ta famille lorsque tu as appris ta sélection ?

Je suis partie fêter ça. Par contre mes parents ne savaient rien. Je voulais qu’ils me découvrent directement à la télévision.
J’ai seulement prévenu mes sœurs pour qu’elles mettent la télévision à mes parents lorsque l’émission commencerait. Aujourd’hui, ils sont très fiers de moi.

Comment t’es-tu préparée pour l’aventure ?

Je ne me suis pas trop compliquée la vie. J’ai acheté quelques perruques, alors que je n’en porte presque jamais d’habitude. Et un couturier m’a fait ma tenue d’entrée.
Mais je ne voulais pas dépenser des sommes folles juste pour l’émission. Je préfère rester naturelle.

Comment s’est passée la quarantaine à l’hôtel avant l’entrée dans la maison ?

Très bien. J’avais une nounou adorable et tout se passait bien, même si nous ne pouvions pas sortir.
Le seul problème, c’est que je mangais beaucoup et j’avais peur de prendre du poids.
J’ ai essayé de réfléchir à des stratégies, mais au final ça ne sert à rien de trop se préparer. La réalité te rattrape toujours. Sinon j’ai beaucoup prié, parce que je suis chrétienne.

Quel effet ça fait d’avoir autant de fans aujourd’hui ?

Je suis très reconnaissante envers ma communauté. Je reçois souvent des cadeaux et beaucoup de soutien. Ça me touche énormément.

Quel a été ton ressenti en entrant la première dans la maison ?

Au début j’étais un peu stressée parce que je ne m’y attendais pas. J’aurais préféré être accueillie par quelqu’un.
Mais finalement j’ai compris que c’était un honneur. Être la première signifie aussi que la production pense que tu peux donner le ton dès le début.

Est-ce que tu peux nous raconter ce qui s’est passé avec Cynthia de ton point de vue ? Et avec du recul, est-ce que tu aurais fait les choses autrement ?

C’est du passé aujourd’hui. Sur le moment, la situation est allée trop loin. Elle avait un couteau en main et moi j’ai peut-être été imprudente en m’approchant.
Je voulais m’excuser parce que j’avais aussi ma part de responsabilité. Mais après ma sortie, en voyant certaines réactions, j’ai préféré tourner la page.

As-tu déjà eu envie d’abandonner l’aventure ?

Oui, au début. J’avais l’impression que tout le monde était contre moi.
Avec le temps, j’ai compris que ce n’était pas forcément moi le problème, mais plutôt les autres. Aujourd’hui je n’ai de problème avec personne.

On a eu l’impression que tu es restée fidèle à toi-même dans l’aventure. Ce n’était pas une stratégie ?

Non. C’était vraiment moi. Dans la vraie vie je suis même plus calme, parce que je suis très casanière.
Mais dans la maison, les gens étaient prêts à tout pour gagner, donc c’était difficile de rester toujours posé.

Que s’est-il passé avec France après l’émission ?

J’avais été un peu déçue en découvrant certaines choses après l’émission. Mais nous nous sommes revues à Abidjan et nous avons discuté.
Aujourd’hui il n’y a aucun problème entre nous. Ça reste un jeu.

Parmi tes gros clashs de la saison, il y’a eu celui avec Moussa. Avez-vous pu mettre les choses à plat après l’aventure?

Après la finale, je suis allée lui parler à l’hôtel. Je lui ai dit que je n’avais aucun problème avec lui et que j’étais contente de l’avoir rencontré.
Je pense que ce qui s’est passé venait surtout du jeu et de la compétition. Aujourd’hui j’en rigole.

Comment as-tu vécu l’arrivée d’Awa dans la maison ?

je pensais qu’on s’entendait bien et j’ai été un surprise par son attitude.
J’avais l’impression qu’elle n’avait pas compris qu’elle n’était pas dans la compétition cette année.
Ce qui m’a le plus choqué ainsi que mon père, qui d’ailleur se demandait si je la connaissait avant l’aventure au vu de la gravité de ses propos à mon égard.
J’espère qu’une autre ivoirienne pourra gagner une saison de secret story parce que franchement Awa, je n’ai pas compris son personnage et je suis arrivé à dire:  » Si tu as une amie comme Awa, tu n’as pas besoin d’ennemie « .

Nadine a fait des commentaires sur ton physique. Comment l’as-tu vécu ?

Ça m’a fait mal. Elle a parlé de ma poitrine en direct. Mais comme elle est plus âgée que moi, j’ai préféré garder du recul.
Heureusement, ma communauté s’est occupée d’elle… (Rire)

Ton rapprochement avec ton chéri dans la maison était-il stratégique ?

Au début un peu, oui. Dans la maison on s’ennuie et je voulait qu’il m’aide à me rapprocher des secrets de Moussa et Moctar. Mais ensuite c’est devenu sincère. Il m’a beaucoup apaisée.

Lors de la semaine de la demi-finale, on a senti un certain mécontentement de ta part après l’acte posé par Moctar envers France. Étais-tu réellement contrariée ? Comment aurais-tu souhaité que les choses se passent ?

Non, en réalité cela ne me dérangeait pas qu’il donne cela à France ou à quelqu’un d’autre, c’est sa chérie.
Ce qui m’énervait davantage chez Moctar, c’est qu’il s’auto-nominait souvent. Je savais qu’il allait revenir jusqu’à la finale, mais à chaque fois qu’il passait par le sas, cela prenait la place d’un autre candidat et représentait une cagnotte en moins à valider pour la finale.
Dans ce cas précis, je pensais surtout à Gracy. Je voulais vraiment qu’elle atteigne la finale et qu’elle reparte avec sa cagnotte.

En parlant de Moctar, certains pensaient que tu avais des sentiments pour lui. Qu’en dis-tu ?

Ce n’est pas du tout le cas. Nous avons des caractères très forts tous les deux, donc ça n’aurait jamais fonctionné. Je le défendais surtout parce qu’au début les gens se sont beaucoup acharnés sur lui. Et comme j’ai toujours dit les choses franchement, certains ont interprété ça comme des sentiments.

Qui aurait pu être ton type d’homme dans la maison ?

Peut-être Christopher, mais je n’aimais pas vraiment sa personnalité.

Certains disent aussi que Moctar te manipulait. Qu’en penses-tu ?

Moctar est quelqu’un de très intelligent. Dans le jeu, il a peut-être vu en moi une alliée stratégique.
En ce qui concerne la manipulation, je ne peux rien confirmer mais etant donné que nous avons une très bonne relation en dehors de l’émission, je pense qu’il m’appreciait quand même.

Quelle critique t’a le plus blessée sur les réseaux ?

Les critiques sur mon physique. On parlait beaucoup de ma peau et de mes tâches de rousseur… C’est dommage que les gens aient refusé de voir avant tout la fille très intelligente et très cultivée que je suis. il y avait aussi des commentaires disant que je n’étais pas assez ivoirienne, ou que je ne savais pas danser. Mais bon, moi je continue à danser quand même. (Rire)
Il faut avouer que cette année je n’ai pas vraiment reconnu les filles ivoiriennes.

Avec du recul, es-tu fière de ton parcours ?

Oui. Je sais que j’ai parfois trop parlé ou trop réagi, mais j’ai été moi-même. Et pour moi c’est le plus important.

Comment gères-tu la notoriété aujourd’hui ?

Je ne vis pas de ça. Je crée du contenu pour m’amuser et je développe des projets, mais je préfère désormais rester discrète.
La notoriété change quand même la vie. Les gens me reconnaissent dans la rue et les petites filles viennent me faire des câlins. Ça me touche beaucoup.

Tu évoquais tout à l’heure tes altercations avec certains candidats, notamment Moussa. Tu disais qu’à la sortie de l’émission vous aviez plus ou moins réglé les choses. Pourtant, lors d’un live TikTok, Moussa a déclaré qu’il ne te connaissait pas. Avez-vous réellement enterré la hache de guerre ?

Le public n’était pas naïf. Les gens ont vu pourquoi les membres de son clan ont été éliminés au fil des semaines. Il peut dire ce qu’il veut, mais moi je ne mange pas grâce à Moussa et lui non plus.
Je pense qu’il a peut-être certaines frustrations, je ne sais pas. Mais le lendemain de la finale, je suis allée le voir pour lui souhaiter bon courage pour la suite et le remercier, simplement par respect.
Aujourd’hui, je suis passée à autre chose. Et ce qui est sûr, c’est que Moussa n’a pas gagné Secret Story… et il ne gagnera jamais.

Parlons un peu du litige avec Hulda!

Les gens banalisent beaucoup l’hypocrisie. Hulda ne s’attendait pas à ce que je réagisse comme ça. Elle pensait sûrement que j’allais encore lui écrire pour lui demander de se calmer, mais j’en avais marre.
Ce qu’elle faisait ressemblait presque à du harcèlement. Il y avait toujours quelque chose, alors que je ne lui devais rien. Donc oui, elle a été dure avec moi et j’ai répondu de la même manière. Voilà la vérité.

Comment sont tes relations avec les autres candidats ?

C’est un peu chacun de son côté. Je trouve ça dommage parce que dans la saison 1 ils étaient beaucoup plus soudés.

Le voyage au Sénégal et au Rwanda est-il toujours prévu ?

Le Sénégal oui. Et pour le Rwanda, je ne sais pas encore, je dois encore voir avec France.

Est-ce qu’on verra encore Sarah derrière nos écrans, ou c’est fini pour toi ?

Oui, bien sûr. Vous pourrez encore me voir très prochainement à la télévision, notamment autour de mon combat. Et pour la suite… je vous invite simplement à rester connectés.

Deux traits de caractère pour certains candidats ?

Moctar : intelligent et ambitieux.
Gracy : joviale et immature.
France : féminine et surprenante.
Félicia : charismatique mais dangereuse dans le jeu.
Ouaidou : imprévisible et ambitieux.

Tu t’engages pour la lutte contre la précarité mensuelle. Pourquoi cette cause?

La précarité menstruelle, c’est le fait de ne pas pouvoir s’acheter de protections pendant ses règles. Beaucoup de femmes doivent choisir entre manger ou acheter des serviettes hygiéniques. Certaines utilisent du papier, des chiffons ou des feuilles, ce qui peut provoquer des infections.
Moi-même, quand j’étais étudiante aux États-Unis, les études coutaient tellement cher qu’il m’est arrivé de ne pas avoir les moyens d’acheter des protections. C’est un sujet qui m’a vraiment touchée.
Aujourd’hui, je vais dans des orphelinats pour distribuer des protections hygiéniques et sensibiliser les jeunes filles. Pour l’instant, je finance tout avec mes propres moyens et j’espère que des marques pourront soutenir ce combat, parce que c’est une cause qui concerne énormément de femmes.

Comment les personnes qui souhaitent aider peuvent-elles participer ?

Je vais bientôt publier des affiches pour expliquer comment se dérouleront les distributions.
Pour l’instant, je ne demande pas d’argent à ma communauté. J’espère surtout trouver des partenaires ou des sponsors.

Un mot pour la fin ?

Soyez vous-mêmes.
Essayez toujours de vous améliorer, mais restez naturels.
Surtout, apprenez à vous aimer.
Et SOUBAAAAA ( Rire)

Pour Capusle News,

Merci à Sarah d’avoir accepté de se livrer sans filtre dans cette interview. Entre confidences, vérités piquantes et sujets qui font parler, cet échange nous aura permis d’en découvrir davantage sur sa personnalité, son parcours et les combats qui lui tiennent à cœur.

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